Édito 2012-2013

Une ville, une histoire, des histoires ...

Berlin sera cette année notre lieu d’étude.
Au travers de la ville, il sera question des choix relatifs à la conservation du patrimoine, à la survie des histoires, à la persistance de la mémoire.

Au travers des monuments, des quartiers, de l’Histoire, nous chercherons à retrouver les traces.
Traces de l’histoire, traces de vie, traces du passé qui se mêlent à celles du présent.
Nous chercherons à retrouver comment la mémoire de la 2nde guerre mondiale apparaît dans la ville. Nous regarderons comment la guerre froide y a marqué le paysage urbain.
Nous réfléchirons sur le maintien ou l’effacement des traces...
Grâce aux images, nous nous placerons en témoins de la mémoire et inscrirons dans notre présent les choix du passé.

Ce sera l’aventure des 35 terminales L option arts de cette année...
Chercher à regarder les traces...

        


Billets
Fin de projet
 
Demain soir
À 18h en salle polyvalente
Nous vous proposons la projection des travaux réalisés cette année à Berlin:
Pocket films et diaporama

Nous vous invitons ensuite dans l’espace Fauré afin de découvrir les sténopés réalisés sur le camp de Sachsenhausen, les photos, les carnets de bords...
Et vous convier à un apéritif sympathique pour fêter la fin et la réussite de ce projet!

Venez tous
Nombreux
Curieux

L’édition des recueils 2012 sera offert à chaque participant au voyage.

Encore un immense merci pour votre implication dans cette aventure

A demain!
par Bénédicte VADON-GOBLET
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23
mai
2013
Samedi 24 novembre
 
Ce matin, dans Berlin, j’ai découvert que les oiseaux aussi avaient leurs manies et leurs tics et qu’à leur manière, nos chères amies les bêtes faisaient de l’histoire, et de la géographie...
Une rencontre étrange fut l’objet de notre attention pendant presque 10 minutes. Un oiseau bicolore inconnu de la haute-savoie s’évertuait à lâcher au dessus du sol d’asphalte un marron afin de le briser, au bout d’une longue ascension, une légère descente, le corpigeon lâchait sa prise avant de faire le bilan au sol....
Notre guide Suisse, passionné ornithologie, nous apprit qu’il s’agissait d’une corneille mantelée, qui parfois se posait sur les fils électriques surplombant les carrefours afin de lâcher sa prise (noix ou marron) juste avant le passage d’une voiture. Le poids de celle ci écrasait à coup sur l’objet à coque qui se transformait instantanément en excellent repas...!
Il nous apprit également que ces oiseaux se trouvaient exclusivement dans Berlin est, et que l’autre partie de la ville était habitée par des corneilles classique, uniquement noires..
Pas de mur dans le ciel, mais pas de mélange tout de même...

Mais revenons un peu en arrière...


Il nous avait fallu faire nos chambres avant de partir à pied visiter les lieux inédits de la ville..
Descendre les bagages, vérifier le bon état des lieux, stocker les bagages dans une pièce minuscule, ne rien casser dans les sacs... vite fermer la porte et partir, après un dernier petit dej dans l’auberge.

Ticket de métro en poche, nous partons à la suite de deux guides vers le quartier juif de Berlin, aujourd’hui lieu branché de la ville.
De cour en trottoir, de cimetière en boutiques, il faut sans cesse rattraper les retardataires qui tentent de faire LA photo du jour...


Nous regardons les graph, les tags, les pierres à trébucher qui, sous forme d’un pavé en cuivre, sont positionnées devant chaque porte d’immeuble où des juifs ont été emmenés. On y trouve leur nom et la date de leur arrestation. Chaque année, au moment de la commémoration du progrom le 9 novembre, ce sont les élèves et leurs profs qui assurent le nettoyage et l’entretien de ces pavés bien spéciaux.

Nous découvrons l’histoire des quartiers par leurs anecdotes ou leur architecture, les guides sont enthousiastes et passionnés et ne manquent pas d’anecdotes..!

Nos passons sur l’île aux musées, regroupant 5 établissements classés patrimoine mondial de l’humanité et dont les travaux sont prévus jusqu’en 2025.



Le train et le métro font un ballet au loin, la brume nous encercle...

Nous poursuivons notre périple des mémoriaux, faisons un tour par les Galeries Lafayettes dessinées par Jean Novel


et rejoignons le centre historique en travaux... Berlin est un champ de grues, de pelleteuses, de drains en tous genres... La ville se transforme encore, profite de l’espace fait par ses anciennes cicatrices pour réfléchir à sa reconstruction. Les débats sont nombreux, les tendances s’expriment, les générations se croisent.


La pause déjeuner est sans surprise, car malgré la salade de pommes de terre froide que tout le monde avait identifié comme un gratin dauphinois chaud, le dessert mousseux chimique est encore au rendez vous.
Il nous faut l’engloutir à la vitesse de l’éclair car nous avons rendez vous....


Au bundestag....


Nous arrivons hirsutes et essoufflés, cherchons l’entrée des groupes, faisons la queue, tentons de nous faire connaitre en allemand, en anglais... Rien à faire.... pas de Gabriel Fauré sur la liste...
ET puis, tout à coup, une idée de génie au bout de 10mn... le contrôleur demande si nous avons réservé pour une visite complète ou une visite simple de la coupole. Devant ma réponse pour la première alternative, il me répond avec un grand sourire que nous ne sommes pas à la bonne porte...
... À la deuxième porte, nous sommes sur la liste, mais fatalement en retard... Donc, rigueur allemande oblige, pas de visite complète, il faudra se contenter de la coupole...

Contrôle de sécurité, fouille au corps pour certains , vérification des identités, confiscation d’objets suspects et nous passons de SAS en ascenseur jusqu’en haut de la coupole en verre....


Quel spectacle, quel miracle... là, sous nos yeux, tout Berlin se livre à nous. Nous pouvons reconstituer chaque partie du puzzle étudiée pendant la semaine... La pluie ne gâche rien... le bâtiment est hypnotique, brille, et renvoi dans ses miroirs des images parfois comiques des autres visiteurs... Il y a du génie dans cette construction.


une petite pause et voici la dernière ligne droite.... Le temps libre... courses, tournage, café... chaque groupe s’organise, s’anime, se responsabilise. C’est cela aussi la transmission : donner et faire confiance...




Berlin s’habille de nuit, le groupe fête joyeusement l’anniversaire de Gladys à l’avance.
Ce soir, nous avons du gâteau en dessert,
nous pouvons donc rentrer
heureux
et enrichis...


par Bénédicte VADON-GOBLET
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25
novembre
2012
Special BURGER
 
Elle nous a accompagnés tout au long de la semaine, son iPhone monstrueux à la main... captant ça et là ce qu’elle seule peut entrapercevoir...
Faisant des croches pied, volant les appareils photos, descendant en glissade dans l’escalier du métro...
Nicole Bergé, enfant turbulente de la photographie, rentre dans ses Pyrénées orientales!
Nous la retrouverons en avril, pour terminer ce projet et l’inviter à nous montrer son exposition autour des objets collectés sur le camp de Rivesaltes.
En attendant, un immense merci pour avoir su bousculer un peu les habitudes, les certitudes et avoir apporté de la poésie en image sur nos moments tout simples de voyageurs.
Bon retour ...
La Nikolsburger platz et son célèbre monument dédié aux cruches du monde entier se rappelleront de toi!!!
par Bénédicte VADON-GOBLET
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24
novembre
2012
Vendredi 23 novembre
 
Ce matin, nous nous sommes levés tôt, histoire de faire mentir les guides allemands sur le respect des latins quant aux horaires... Point de quart d’heure savoyard aujourd’hui. Nous partons endormis, chargés, avec dans notre sac un minuscule pique nique confectionné vite fait bien fait au petit déjeuner.
Il fait froid, nous sommes psychologiquement prêts à passer la journée dehors.
Nous devons d’abord traverser toute l’agglomération berlinoise...
Certains finissent leur nuit dans le S Bahn (voir les portraits dans l’onglet coups d’œil), d’autres chantent, photographient, jouent...


Nous y voilà...


Après quelques kilomètres à pied, nous pénétrons dans le site du musée mémorial du camp de Sachsenhausen.
C’est ici, nous sommes sur place.
La guide nous explique le fonctionnement du camp, la violence, le mépris de la vie. Le soleil timide nous réchauffe un peu mais pour certains, la fuite se fait par les photos... Prendre de la distance vis à vis du groupe pour attraper la vision du bourreau ou celle de la victime, lâcher le récit de la guide pour reprendre un peu d’air ..
Le camp n’est pas immense, mais sa structure est complexe, en triangle, agrandi par des annexes.

" Le travail rend libre", comment résister à un tel traitement, comment survivre face à la barbarie ?

Notre guide grelotte mais poursuit la visite avec courage et motivation jusqu’aux limites du camp!

Une pause repas bien méritée dans une pièce chauffée nous fait un peu oublier que le repas est frugal, malgré les courses que nous avons faites pour agrémenter un peu le repas.

Nous repartons à l’aventure, cette fois ci armés de nos sténopés.
Nous devons trouver Le lieu qui représente le plus pour nous cet univers concentrationnaire. Telles de petites fourmis, nous nous dispersons sur le camp à la recherche du bon endroit. Il faut bien réfléchir car il n’y a pas de seconde chance... le sténopé ne pardonne pas !!! Les autres visiteurs sont un peu étonnés de nous voir errer dans le camp, de grosses boites en fer à main, près des murs ou le long des barbelés... Notre activité leur semble bien étrange...
Peu importe.

Nous avons vu et nous allons transmettre, même s’il est difficile d’imaginer ce qu’il s’est vraiment passé sur ces lieux.


C’est notre dernière soirée à l’auberge, nous sommes devenus des pros de la salade de fruits...
Demain, il faut ranger et se préparer au départ...
mais avant cela, Berlin doit encore nous livrer quelques uns de ses secrets...

... à suivre
par Bénédicte VADON-GOBLET
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23
novembre
2012
Jeudi 22 novembre
 

Dans Berlin, même pas peur du métro, nous circulons dans les deux sens, dans toutes les rames, sans panique... nous tamponnons parfois les autochtones pressés, et sentons que nous n’avons pas vraiment les mêmes codes que ceux qui vivent ici...
Peu importe, cette journée sera celle du bus-métro-S bahn- marche à pied. Nous allons tout tester. Nous n’allons pas former un groupe qui s’étend sur 500m de trottoir, nous marcherons à vive allure pour attraper toutes les correspondances, être à l’heure pour chaque visite, nous ne prendrons même pas le temps de nous assoir dès que l’occasion se présente, nous renoncerons à tous nos vices (grignotage, râleries diverses, séances photo sur feu rouge, endormissement en tout genre... et même la pause WC!) afin de profiter de tout à fond.




Nous commençons par explorer la Karl Marx allée, quartier à l’est de Berlin qui ressemble étrangement à l’union soviétique des années 1950 et dont l’architecture, la structure même des rues et des trottoirs ne ressemble en rien au reste de cette ville allemande.


Les magasins sont au milieu du trottoir, les rues sont larges comme le lac d’Annecy (!), les publicités en haut des immeubles ont été parfois démontées et surtout.... il n’y a personne mis à part nous!!
Un rayon de soleil, une belle lumière, et nous voilà repartis vers le centre.

Le musée de la topographie de la terreur nous y attend. Siège de la Gestapo pendant la seconde guerre mondiale, le site sur lequel se situe le musée n’en conserve que les fondations qui n’ont pas été détruites à la fin de la guerre.
Nous pressons le pas car depuis notre arrivée nous avons compris que la rigueur allemande impliquait que nous devions éviter un éventuel retard, ne serait-ce que d’une minute, qui pourrait nous valoir une remarque piquante de l’hôtesse d’accueil du musée...


Ici, nous apprenons toutes les logiques de l’organisation de la terreur en Allemagne, ses justifications et son étendue. On nous explique le concept de l’idéologie de la race rapportée à la conscience du peuple, on nous présente des individus très diplômés et volontaires qui ont travaillé à la purification du peuple allemand, on met un pied dans l’enfer de l’extermination.



Le repas sur fond de musique traditionnelle bavaroise nous sert de transition vers un après midi plus léger vers l’ouest. Spaghettis à la bolognaise, mousse chimique aux fruits rouges ( après celle au chocolat blanc de mardi et celle au chocolat au lait de mercredi..) nous permettrons de repartir à l’assaut du métro.



À l’ouest, la fondation Helmut Newton, établie en 2003, se consacre au photographe de mode berlinois du même nom. Lecture d’image, étonnement et questions sur la démarche de ce photographe amateur de femmes objets nous tiendrons en haleine jusqu’à la fin d’après midi.



Nous repartons vers l’est, dans le quartier des artistes et des bobos. Hélas, le squat le plus célèbre de Berlin s’est vu fermer les portes en septembre après des années de procédure. Le propriétaire du batiment va enfin pouvoir le réhabiliter pour le vendre ou le louer à un bon prix... la côte du quartier monte... exit les squatteurs...
Bref, nous ravalons notre déception en visitant quelques cours intérieures. Ici, on se croirait dans un petit village. Les restaurants sont plus exotiques... et les prix des objets en boutique sont plus élevés...



Une tarte au caramel met tout le monde d’accord devant l’entrée du métro... A nouveau dans le métro, Thomas fait le guide, il doit surement avoir faim pour marcher à ce rythme. Appareils photos en main, tout le monde suit, échange, photographie à tout va murs, graffitis, voyageurs, ciel ou motifs dans le métro.
Il y a tant à voir...




Nous avons pris nos habitudes, du diner au temps de travail du soir, du debriefing au couvre feu. Les photos rejoignent leurs galeries, les carnets de bords se remplissent, le soleil se couche, le métro est au loin....


Dans le groupe, chacun a sa place à présent, l’aventure lui donne du corps. Nous laissons le silence envelopper l’auberge de jeunesse. Derrière les portes des chambres, les chuchotements sont de plus en plus rares....



par Bénédicte VADON-GOBLET
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22
novembre
2012
 
 
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Nous tenons à dédier le projet de cette année à Bruno Vallet et à la poésie de son troisième œil qui nous a quittés le 2 septembre dernier.
 
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Sam 21 Octobre 2017
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